Top 2018

Ils ne sont pas tous de 2018, je ne les ai pas chroniqué et ils l’auraient mérité. Ce sont les 10 albums qui ont grandement monopolisé mes petites oreilles fragiles, tout au long d’une année difficile, triste, mais traversée durant l’été d’un éclair de joie et de pur bonheur.

La bande-son en est à son image.

1. A Perfect Circle – Eat the Elephant (2018)

J’ai adoré Tool, j’étais en manque. Alors quand son chanteur, Maynard J. Keenan, a refait surface avec son projet APC, je me suis jeté dessus. Quelle gifle monumentale !!… Tout y est: la puissance, l’énergie, l’intensité, un prog’ metal alliant maîtrise et prise de risque(s), ne se contentant pas de rester sur les sentiers balisés du genre. L’écoute de cet objet est semblable à un tour de manège, du style montagnes russes: rien n’est linéaire, plat ou constant. Tout en maintenant un rythme homogène, un mid-tempo relativement classique, c’est l’atmosphère très sombre (à l’image du clip ci-dessous) et le malaise ambiant permanent qui rendent l’écoute et le voyage si particuliers.

M’en suis toujours pas remis…


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2. Lucy Dacus – Historian (2018)

LA découverte de l’année. Coup de cœur et coup de foudre immédiats, dès la 1ère écoute. Lucy est une auteure-compositrice-interprète qui propose un folk-rock lumineux, tour à tour émouvant, désabusé et puissant, et toujours mélodieux. A lui seul le morceau d’ouverture, ‘Night shift‘ résume parfaitement l’album. Il faudrait tous les citer, mais passer à côté de ‘Addictions‘, ‘Nonbeliever‘ ou de la lente progression de ‘Pillar of Truth‘ serait dommage…

Seul regret: mon niveau d’anglais assez moyen qui ne me permet pas d’apprécier à leur juste valeur la qualité, la pertinence et l’acidité des textes… obligé d’aller lire les paroles.

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3. Beth Ditto – Fake Sugar (2017)

C’est au détour d’un concert retransmis sur Arte que nous avons découvert Beth. Là encore, ce sont l’énergie et la présence de la dame qui prédominent, portées par une voix claire et puissante. La performance scénique est parfaitement retranscrite sur l’album, chose très rare et qui du coup en fait un immanquable.

Un album sur lequel je me suis surpris à danser !.. oui, moi: danser !!!!.. incroyable.

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4. Saâne – Plume (2018)

Saâne, ce sont 2 sœurs qui chantent et jouent de la guitare ensemble depuis qu’elles se connaissent: c’est-à-dire depuis toujours…

Lorsqu’elles m’ont fait parvenir leur EP par e-mail, leur message d’accompagnement m’a fait sourire, et était à l’image de ces 5 titres: chaleureux, doux et délicat. La beauté des harmonies vocales est à couper le souffle, à l’instar de la finesse de la guitare et de la sensibilité des textes. Léger et caressant, jamais un (mini-)album n’aura si bien porté son nom: plume.

Je ne vais pas être original, juste sincère: écouter cet EP c’est passer 15 trop courtes minutes en apesanteur, comme baigné dans un cocon de coton. Mon plus grand regret cette année aura été de ne pas avoir consacré une chronique à ce petit bijou. Je me rattraperai avec l’album. De toute façon je suis obligé: je le leur ai promis !

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5. BlurryCloud – Pedesis (2018)

Là encore, un album tombé dans ma boîte mail et que je n’ai honteusement pas chroniqué. J’ai vraiment pas été à la hauteur cette année…

Difficile de situer la musique de ces américains, basés en Pennsylvanie: post-rock, math-rock, instrumental… Alternant les formats courts, d’un peu plus de 3′, et d’autres plus longs (jusqu’à 7′), les compositions s’installent, se développent puis explosent, pour ensuite laisser de nouveau tomber la pression. Techniquement et musicalement, c’est au-dessus de la moyenne, et jamais lassant. A tel point qu’à la fin de cet album (EP ?) beaucoup trop court (30′ à peine) on se surprend plus d’une fois à le ré-écouter une seconde fois d’affilée. En général, c’est un signe de qualité…

https://blurrycloud.bandcamp.com/album/pedesis

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6. Wye Oak – The Louder I Call, the Faster it Runs (2018)

Là encore, une découverte: Wye Oak est un duo,
Jenn Wasner et Andy Stack, basé aux USA (Baltimore). En 10 ans de carrière, ils ont enregistré 5 albums avant celui-ci.

Là encore: difficile de définir leur genre: indie rock, folk, electro, dream pop ?… un peu tout ça à la fois, d’autant que les 2 musiciens se font un malin plaisir de brouiller les pistes et de jouer à cache-cache avec les divers courants musicaux. On retient dans cet album les mélodies accrocheuses, la voix lumineuse et les compositions aux instrumentations hyper travaillées et d’une richesse étonnante, tout en évitant les fameux ‘murs du son’ trop envahissants et pour tout dire insupportables.

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7. Courtney Barnett – Tell Me How You Really Feel (2018)

Je m’étonne moi-même d’écouter cet album en boucle.. parce qu’à la vérité, il faut bien le dire: Courtney ne sait pas chanter !

Oui mais voilà: son rock est tellement emballant, ses guitares tellement accrocheuses, ses compositions tellement efficaces qu’on oublie le chant et qu’on se laisse emporter par cette vague d’énergie désabusée qui laisse transparaître une certaine mélancolie et une fausse langueur. Et ça fonctionne !

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8. Albin Lee Meldau – I Need Your Love (2018)

A la première écoute, on se demande de quel coin des USA vient ce type au timbre qui transpire la soul et le rythm’n blues ?… alors on cherche et on découvre que le type en question est Suédois !!

On aura compris: ici, l’intérêt principal est la Voix; chaude, vibrante, intense, à l’image des plus grands du genre. Musicalement, c’est peut-être pas au niveau requis, ça tombe parfois (souvent ?) dans la facilité et on regrette l’omniprésence des machines, là où on aurait préféré une section de cuivres, une vraie, bien sèche et bien pétante… C’est pas grave: la voix d’Albin fait des merveilles, alors on pardonne. Et, surtout, on écoute !

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9. Nina Johansson – EP (2017)

Plus que la dream-pop planante et intimiste de Nina, c’est sa voix qui m’a accompagné régulièrement dans les moments difficiles. Oui je sais: la voix, encore et toujours. Une voix délicate, intense et grave, qui ne côtoie pas les sommets des arbres ni les cimes des montagnes (ou l’inverse, je sais plus), mais qui vous prend aux tripes par sa chaleur, sa mélancolie et sa profondeur. Accompagnée d’un simple piano, d’une boîte à rythmes ou d’un violon, la voix vous transperce d’une émotion à la pureté translucide.

Ah oui, j’avais oublié: bien qu’installée depuis une dizaine d’années à Paris, Nina est suédoise. Mais là, c’était facile !…

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10. Crippled Black Phoenix – Great Escape (2018)

Le petit dernier, celui qui n’est tombé dans mes oreilles que depuis quelques semaines et qui ne me quitte plus. Peut-être est-ce dû à ses similitudes avec le Eat the Elephant… un post-rock à la fois sombre et lumineux, pesant et léger, lourd et aérien… En un mot: contrasté. L’album le plus long de cette liste, avec ses 73′, mais qui se déguste d’un trait, sans temps mort ni longueur, à l’image du ‘Times, They are a Raging‘ et de des 12’, morceau phare dont la construction et le déroulé portent l’auditeur aux limites de l’extase. Bon, j’exagère un peu: pas aux limites, en plein dedans !

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