Dalva – Printemps Brûlant

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Dalva – Printemps Brûlant (03/2018)

Dalva fait partie de ces groupes ou artistes qui sont régulièrement chroniqués ici, qu’on a découvert et dont on suit l’évolution avec toujours autant de plaisir.
Après ‘Mercenaire‘ en 2013 (chronique ici) et ‘Enfance Dorée‘ en 2017 (et ), voici venu l’album, le vrai: ‘Printemps Brûlant‘.
A l’écoute et à la lecture de la track-list, on s’aperçoit ceci dit que Johann, l’instigateur du projet, nous la fait fine: la moitié des titres sont issus de l’Enfance Dorée !… On a donc plutôt affaire à un double EP, et non pas à un réel nouvel album. Rien de grave ni de tragique, mais du coup on ne découvre qu’un demi-album là où on se faisait une joie de remplir nos oreilles d’un plein sac de nouveautés.

Bon ça, c’est dit.

Revenons à l’essentiel, maintenant, à savoir les nouvelles compositions. On a toujours le droit à cette indie-pop à la française, faite de variations de thèmes, d’ambiances feutrées et contrastées. Une poésie et une délicatesse omniprésentes, une sensibilité à fleur de peau. Parmi ses influences, Johann cite en vrac (et entre autres) Elliot Smith, Murat ou encore Bashung, et ça s’entend.
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la pop de Dalva n’est pas facile d’écoute. Elle demande à être domptée, apprivoisée, à l’instar de ce De l’Oural à l’Andorre qui ouvre, au rythme heurté et asymétrique, ou à l’Opium qui suit, tout en clair-obscur. On retiendra avant tout le morceau-titre, Printemps Brûlant, à la structure souple et changeante, et à la superbe orchestration avec ces cuivres discrets et délicats.

Sans vouloir en remettre une couche, c’est à l’écoute des nouvelles compositions qu’on constate l’évolution du projet Dalva. Si ce n’est au niveau des textes, toujours aussi précis et affûtés, c’est certainement au niveau des instrumentations que ça se joue. Plus riches, plus complexes, elles apportent une réelle valeur ajoutée à ce que l’on n’ose plus appeler ‘chansons‘, tant le terme semble réducteur. On imagine que le travail et le soin apportés à cette mise en musique ont été conséquents, et le résultat est à la hauteur de ce travail.

Un Printemps Brûlant, peut-être, mais qui apaise les oreilles plus qu’il ne les brûle !

J-Yves

4/5 : StarGreenStarGreenStarGreenStarGrayStarGray

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Printemps Brûlant
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1. De l’Oural à l’Andorre (3:42)
2. Opium (3:50)
3. Des Secrets (3:25)
4. Entre les Lignes (3:33)
5. Printemps Brûlant (4:27)
6. Outrenoir (3:57)
7. Basse Terre (4:00)
8. Enfance Dorée (5:05)

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